Nous sommes maintenant arrivés au terme de cette négociation. Le SNB, la CFDT et la CFTC n’ont rien lâché jusqu’au bout et ont décidé de prendre leurs responsabilités en signant cet accord.

QUELLES SONT LES AVANCÉES OBTENUES ?

  • Une mesure pérenne d’augmentation collective de 0.7 % pour une RAGB inférieure à 55 K€ : nous avons obtenu des améliorations sur chaque paramètre de cette mesure :
    • 0,7% vs 0,5% (pour mémoire, BNPP est à 0,6%)
    • Jusqu’à 55 K€ de RAGB vs 45K€
    • Avec un plancher de 250 € vs 200 €
    • Et une date d’application au 01/01/2022 vs 01/04/2022

Cette augmentation touchera 65% des salariés de SGPM (85% de BDDF / 50% des centraux).

  • Une enveloppe de 3 millions d’€ pour 2022 concernant la réduction des écarts salariaux entre les femmes et les hommes : env. supérieure à la moyenne des 3 dernières années.

  • Une revalorisation de la grille des minima salariaux de 1,5% : non revue depuis 2015.

  • Une revalorisation de 15% des indemnités kilométriques pour ceux qui utilisent leur véhicule personnel pour l’activité professionnelle : non revalorisées depuis 2012.

En parallèle, un supplément d’intéressement de 500 € brut par salarié, pour un montant global de 20 millions d’euros (vs 9 millions au départ), sera proposé au Conseil d’Administration, ainsi que la mise en place d’un PMAS (Plan Mondial d’Actionnariat Salarié avec décote) pour 2022. Il convient de remercier France HOUSSAYE, administratrice SNB au Conseil d’Administration, qui, par son intervention déterminée auprès de Frédéric OUDÉA, a obtenu le doublement de l’enveloppe du supplément d’intéressement.

POURQUOI AVOIR SIGNÉ ? QUE SE SERAIT-IL PASSÉ SANS SIGNATURE ?

Ces mesures sont-elles suffisantes ? Non, bien évidemment, car elles ne sont pas à la hauteur de l’investissement des salariés, de l’inflation et des très bons résultats du Groupe cette année, ce que nous avons rappelé à la Direction. Toutefois, il faut noter la rupture dans la position de F. OUDÉA en ce qui concerne les augmentations collectives qu’il refusait catégoriquement depuis 10 ans.

Fallait-il y renoncer ? La réponse est également « non ». C’est sûr qu’il aurait été plus facile de rester en retrait et de ne pas signer, comme la CGT qui préfère passer son temps à pointer les autres du doigt… D’autant qu’il est très facile de faire dire aux chiffres ce que l’on veut. Mais cela démontre, de manière factuelle, une chose : ce que la CGT promet de manière démagogique pendant les campagnes électorales pour se faire élire, elle ne peut le tenir ! En effet, malgré son siège obtenu au Conseil d’Administration, et alors qu’elle se revendiquait la seule à pouvoir faire bouger les lignes, elle n’a rien obtenu de plus, pas même le doublement du supplément d’intéressement dont le mérite revient uniquement à notre administratrice, France… Alors, si nous avions adopté la même posture en ne signant pas, la Direction aurait redistribué ces sommes de manière individuelle et opaque, sur peu de salariés, en laissant la main aux Directions locales. S’agissant notamment d’éléments pérennes, attendus depuis longtemps, le SNB, la CFDT et la CFTC ont fait le choix d’en assurer une distribution plus large et certaine. Le SNB a tout de même fait savoir à la Direction qu’il regrettait le fait que cette augmentation ne concerne pas l’ensemble des salariés.

 

Ceux qui sont opposés à l’accord décideront-ils de renoncer à ces sommes ou de les reverser à des associations caritatives pour rester cohérents ? …

 Info SNB Réseau et Centraux du 21 décembre 2021