Un quart des emplois IRBS part au Maroc. Le SNB ne cautionne pas les suppressions de postes en France, ni cette vague de délocalisations supplémentaires et a donc voté contre ce projet en C.E.

Nous nous interrogeons sur les perspectives à moyen terme des 150 personnes restantes ! Combien de ces salariés se situeront dans le socle commun que les BU AFMO, EURO, RUSS accepteront de garder sur Paris à un horizon moyen terme ?

La Direction ayant pris sa décision, la question majeure qui se pose dans l’immédiat porte sur l’efficacité du reclassement et la qualité des postes proposés :

Le SNB regrette la disparition du CMM (Campus Métiers Mobilité) qui permettait de prioriser ces reclassements. Toutefois, en CE, nous avons bien noté les efforts louables que nous promettent de déployer les équipes RH d’IRBS pour compenser la disparition de ces structures transverses et rendre les reclassements effectivement prioritaires.

Le SNB suivra sur le terrain les engagements pris par la Direction d’IRBS et la RH :

o A ne pas bloquer des salariés qui trouveraient un poste plus tôt que prévu (sauf pour un tout petit nombre de salariés « indispensables »)

o A ne pas faire de mobilité forcée pour des salariés qui n’auraient pas trouvé de poste « convenable » au terme du transfert de connaissances.

Restructuration du réseau SG : impact pour les Services Centraux

La digitalisation est l’élément incontournable de la réorganisation du réseau d’agences SG. L’investissement nécessaire est considérable mais il n’est pas suffisant en soi. Il est aussi nécessaire de veiller à la qualité des outils digitaux déployés. C’est-à-dire d’une part, accompagner les projets pour que les agences s’approprient les outils et d’autre part, garantir leur résilience.

L’expert mandaté par le CSEC, a souligné le manque d’accompagnement du déploiement de certains projets. Or, si nous voyons bien dans les budgets 2018 l’investissement sur ITIM, nous ne voyons pas l’investissement sur les budgets BDDF dans lesquelles sont logées ces équipes d’accompagnement.

Sur la résilience des outils, le SNB s’inquiète du taux de prestataires qui n’a cessé de croître pour représenter aujourd’hui les 2/3 de l’effectif d’ITIM. Les salariés concernés soulignent la perte de connaissance du patrimoine applicatif qui en résulte et les risques futurs sur la résilience des nouveaux outils. Le SNB attend que ITIM, qui souligne la nécessité de réinternaliser la compétence, nous montre que cette intention sera bien suivie d’effets.

 Télécharger la lettre Info SNB du 5 Avril 2018.pdf