BILAN 2019 ET PERSPECTIVES 2020

L’année 2019 a confirmé et amplifié la tendance au repli constatée ces dernières années : repli des activités et repli sur l’emploi. Cette tendance est le résultat :

  1. de la promesse aux actionnaires d’un dividende représentant la moitié de nos bénéfices, standard européen selon la Direction.
  2. de la montée des exigences du régulateur européen en matière de capital, quel que soit l’impact sur l’affaiblissement des banques européennes vis-à-vis de leurs concurrentes d’outre Atlantique (ratio CET1).
  3. de taux d’intérêts très bas, voir négatifs qui pénalisent largement les revenus des banques françaises et européennes.

Les activités de notre entreprise doivent faire face à ces différentes contraintes, d’autant plus qu’au dernier trimestre 2018, les stress tests avaient classé SG aux dernières places des banques européennes. Depuis, la banque a pris la décision d’améliorer considérablement son CET1 de 11.2% au moment du test à 12.5% aujourd’hui : +1,3% en 1 an « grâce » à des réductions d’activité ! Cette performance pourrait être saluée, mais à quel prix !

Face à la stagnation de notre PNB et des bénéfices souvent pénalisés par des éléments exceptionnels impactant d’ailleurs notre participation et notre intéressement, Frédéric Oudéa a confirmé récemment dans le Financial Times, à rebours des dirigeants des autres banques européennes, que Société Générale devra faire partie d’un mouvement de consolidation bancaire en Europe et « saisir l’opportunité » quand elle se présentera. Mais, en quelle position ? 

La question de la taille critique de certaines activités de SG (Lyxor, SGSS…) sera l’enjeu des années à venir surtout si une fusion devait à terme s’opérer.

SG arrivera-t-elle enfin à sortir de cette spirale « repli d’activités – plan d’économies » ?

A priori, pas dans un futur immédiat : l’emploi 2020 ne s’annonce pas encore sous les meilleurs auspices, surtout dans le réseau (avec des plans annoncés) et dans une moindre mesure dans les Centraux, même si aucun autre plan n’est pour l’instant annoncé.

Face à cela, le SNB continuera à être très vigilant et à défendre au mieux les intérêts des salariés et de notre entreprise. Pour nous, la dimension économique est importante mais la dimension sociale doit être la clé de voûte de notre transformation.

NEGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE SUR LES SALAIRES : ACCORD SIGNÉ PAR LE SNB

Le SNB a signé l’accord salarial 2020 car, même s’il n’est pas parfait et que nous aurions préféré que certains points soient encore améliorés, le SNB a obtenu des avancées non négligeables lors de ces négociations. De plus, il regroupe des mesures intéressantes dont certaines que nous demandions depuis longtemps :

Une prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (dite prime « Macron ») :

  • Montant : 550 € jusqu’à 2 SMIC (36.510 €) et 400 € de 2 à 3 SMIC (54.765 €)
  • Seuil de détermination : RAGB 2019 + variable + primes soumises à cotisations
  • Date de versement : au plus tard avec la paie du mois de février 2020
  • Nombre de salariés concernés : environ 26.000

Une revalorisation du montant des tickets restaurants :

  • Montant : 9€ (vs 8,10 € aujourd’hui et ce depuis 10 ans)
  • Prise en charge par SG : inchangée à hauteur de 60 % (40% par les salariés)
  • Date de mise en œuvre : 1er février 2020
  • Nombre de salariés concernés : environ 21.000

Des mesures liées à la parentalité :

  1. Congé paternité et d’accueil de l’enfant :
  • Maintien du salaire à 100% pendant la totalité du congé (sous déduction des indemnités journalières perçues de la caisse d’assurance maladie): soit 11 jours (vs 3 jours actuellement) pour les naissances uniques et 18 jours (vs 3 jours aujourd’hui) pour les naissances multiples
  • Date de mise en œuvre : naissances à compter du 1er janvier 2020
  1. Part variable pendant le congé maternité ou d’adoption :
  • Neutralisation de l’impact des absences liées à la maternité ou à l’adoption sur la détermination des variables : garantie, à performances individuelles et collectives égales, d’une part variable au moins égale à la part variable (reconstituée, le cas échéant, sur 12 mois) attribuée au titre de l’année précédant le départ en congé maternité/d’adoption
  • Années concernées : si les congés se déroulent à cheval sur 2 années civiles, la garantie s’opèrera sur les 2 exercices
  • Congés concernés : tous les congés liés à la maternité ou à l’adoption, y compris pathologiques et conventionnels
  1. Congé maternité ou d’adoption :
  • Suppression de la condition d’ancienneté pour pouvoir bénéficier du congé rémunéré en cas de maternité ou d’adoption
  • Date de mise en œuvre : congés à compter du 1er janvier 2020

Ecarts salariaux entre les femmes et les hommes :

  • Budget pour la réduction des écarts salariaux : application pour l’année 2020 du budget de 2 millions d’euros déjà négocié l’année dernière pour 3 ans.

Retraites « Epargne Retraite VALMY » :

  • Hausse de la cotisation à la charge de Société Générale : qui est portée de 1,50% à 1,75% (soit +0,25) sans modification de la cotisation à la charge des salariés (0,50%). Cette mesure permettra une amélioration du montant de la retraite complémentaire Valmy, à terme, et bénéficiera à tous les salariés à compter du 1er juillet 2020.
  • Hausse du plafond de la rémunération annuelle servant d’assiette de calcul pour les cotisations de l’Epargne Retraite VALMY: de 2 à 4 PASS.

En ce qui concerne, la prime de zone de tension (dans le réseau), nous l’avons faite retirer du texte. Elle s’appliquera tout de même de façon unilatérale par l’entreprise, mais le SNB ne pouvait pas cautionner cette mesure. En effet, elle ne concernera qu’un public restreint et ne sera pas pérenne. Or, des difficultés existent sur d’autres métiers/entités/zones géographiques qui ne sont pas couverts par cette mesure et une augmentation de salaire aurait été plus appropriée qu’une prime.

  Télécharger le tract en PDF Info 10 janvier 2019 V3 réseau et centraux