Les négociations pour le renouvellement de l’accord sur les conditions de vie au travail viennent de se terminer. 

Cet accord apporte des avancées sur un certain nombre de points portés par le SNB, notamment sur le droit à l’erreur et la prise en compte des impacts humains des projets de transformation. En revanche, le SNB sera particulièrement vigilant sur la mise en œuvre d’actions concrètes dans l’application de cet accord pour le rendre plus efficace que le précédent et qu’il ne se limite pas à de simples actions de communication.

  • DROIT A L’ERREUR

Là où le texte initial proposé par la Direction limitait le droit à l’erreur au « droit à l’expérimentation et à l’innovation », le SNB a demandé et obtenu une définition élargie du droit à l’erreur afin que l’accord reconnaisse qu’il peut y avoir une erreur commise par le salarié dans le cadre de ses missions ou erreur sur le choix d’un poste, sans que les compétences du salarié ne soient en cause et qu’une insuffisance professionnelle ou une faute puisse lui être reprochées. Il est important de pouvoir laisser une seconde chance au salarié.

  • IMPACTS HUMAINS DES PROJETS DE TRANSFORMATION

A la demande du SNB, la Direction a nettement étoffé le chapitre relatif aux projets de transformation. Nous attendons de voir comment cela va se concrétiser, notamment par la mise en place d’un dispositif de recueil de l’expression des salariés pouvant aboutir à des adaptations des projets. En effet, elle s’engage désormais à renforcer l’évaluation des impacts humains et surtout à communiquer davantage auprès des salariés sur les réorganisations. C‘est un point essentiel pour ceux qui sont impactés. En effet, l’annonce de plans de transformation est souvent peu détaillée et il faut attendre plusieurs

semaines, voire mois, pour que des précisions soient apportées ce qui est générateur d’inquiétude et de stress pour les collaborateurs.

  • CHARGE DE TRAVAIL

La notion de gestion de la charge de travail est introduite dans l’accord. Le nouveau texte indique que « la charge de travail doit être placée au cœur du dialogue et faire l’objet d’une analyse partagée entre le manager et le collaborateur ». Toutefois, nous trouvons que celui-ci ne va pas assez loin. Le SNB a fortement poussé pour que des indicateurs et des outils de mesure de la charge de travail soient mis en place. La Direction n’a pas souhaité avancer sur ce point. De plus, pour le SNB, la responsabilité ne doit pas peser que sur les managers de proximité.

  • CORRESPONDANTS CONDITIONS DE VIE AU TRAVAIL (CVT)

Le SNB a obtenu que les Correspondants CVT aient une lettre de mission, que le temps qu’ils y consacreront soit défini avec leur manager et que leurs actions soient valorisées dans leurs PDP. Nous saluons cette inscription dans l’accord, même si nous avions demandé à la Direction d’aller plus loin dans la démarche en créant des postes de responsables CVT à temps plein au niveau national, avec de réels moyens en matière de temps et de budget, pour animer le réseau de correspondants et mettre en place des actions concrètes, à hauteur des attentes des collaborateurs et des enjeux de la transformation du Groupe.

A défaut d’être parfait, ce nouvel accord a le mérite de poser des bases pour de futures discussions sur l’amélioration des conditions de vie au travail, notamment concernant la mise en place d’une expérimentation du télétravail dans le réseau que le SNB réclame depuis de nombreux mois mais qui n’a pas été retenue par la Direction lors de cette négociation.

 

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