Les Organisations Syndicales ont été reçues, à leur demande en janvier, par Frédéric Oudéa pour obtenir des éclaircissements sur la situation financière du groupe SG à fin 2009 et des informations complémentaires et précises sur les 35 milliards d’euros d’actifs toxiques portés en valeur nette comptable.
Selon le PDG, ces « actifs illiquides » à base de sous jacents immobiliers, ne seraient pas sans valeur. Les provisions reflètent du mieux possible les dépréciations attendues. Dans un souci de gestion optimisée, il est nécessaire de loger tous les actifs en question, pour une durée de vie souhaitée assez courte, dans la filiale retenue, IEC (à 100 % SG) possédant sa propre gouvernance. Paradoxalement, ce schéma développé comme le meilleur par la SG, n’a pas été retenu par Natixis et CASA qui ont préféré centraliser la gestion de leurs actifs toxiques en interne. Cherchez l’erreur ?
Pour la « Bad Bank », le passé ne doit pas occulter la performance de ses métiers. D’ici 3 ans, le solde des actifs devrait se situer à 5 milliards d’euros.
Tout danger pour le groupe serait-il donc écarté ?
De cet entretien « pédagogique », il en ressort qu’ à défaut d’écouter les médias, il ne faut pas les entendre mais plutôt s’interroger sur « à qui profite le crime ? ».
Concernant les métiers, La B.F.I. a enregistré de bons résultats en 2009, elle reste un acteur nécessaire et important pour la SG. Toutefois une baisse sensible est attendue en 2010 du fait d’un ajout d’actifs toxiques.
La maîtrise des risques est redevenue bonne, au bénéfice du changement de méthodologie.
BDDF (et ses 3 réseaux), ressort en acteur majeur et devrait permettre une amélioration sensible de la rentabilité dès 2010, renforcée par l’appui d’interventions portant sur trois axes d’ici à l’horizon 2015. Ceux-ci concernent les clients, la gestion des Femmes et des Hommes et le modèle opérationnel. Il semblerait indispensable de corriger certains défauts impliquant la Direction du Réseau, dont le turn-over trop fréquent des conseillers |