Pas très encourageante, cette procédure budgétaire 2010, elle s’appuie sur une analyse économique évoquant une sortie progressive de la récession avec un taux de croissance du PIB de + 0,5 % en Europe et de + 0,8 % en France, contre 1,7 % aux Etats Unis.
Le groupe SG souhaite toujours maintenir sa stratégie de banque universelle et envisagerait l’avenir sous des auspices relativement optimistes « positionnement favorable » du fait d’un environnement bancaire concurrentiel transformé notamment par la disparition d’un certain nombre de ses acteurs sur divers métiers.
Mais au-delà de la communication et des adaptations, certes nécessaires à la réalisation de sa stratégie, dans les faits le compte n’y est pas. Le niveau des emplois n’est toujours pas envisagé à la hausse (c’est même totalement le contraire pour les PSC dans le réseau) et surtout, il reste la charge du passif !
Tous ces actifs « illiquides » (toxiques) que l’on souhaiterait voir disparaître par enchantement, mais que l’on ne peut qu’isoler dans une filiale distincte pour, faute de mieux, les suivre et les gérer sous un mode extinctif. Ils sont de plus en plus « colossalement » présents ! Environ 35 milliards d’Euros après un passage de 10 milliards de provisions, à comparer à la capitalisation du groupe… Le triste bilan laissé par le « meilleur manager de l’année »… Bien des raisons d’envisager l’avenir avec de réelles inquiétudes ?
Après 2009 et l’avertissement de la SG sur ses résultats du 4ème trimestre, 2010 s’engage un peu plus sous la rigueur et les économies.
Le SNB s’inquiète de l’absence volontaire de certaines informations sensibles, relevant de la situation économique interne … Quid de l’avenir de la SG ?
Au final, le SNB a voté contre la procédure budgétaire 2010, « ne validant ni l’analyse, ni la méthode et considérant que la variable d’ajustement reste le personnel au profit des résultats ». |